Et tu navigues vers moi
Dans cet océan froid
Je file à la dérive
Quand tu t’éloignes de moi
Tu ne m’entends pas, tu ne m’entends pas
Sommes nous deux amants
A cet instant latent ?
As-tu envie de moi ?
Tu ne me vois pas, tu ne me vois pas, …

“Écoute s’entrechoquer tes sentiments les plus divers aux confins de l’imaginaire, là où le froid de tes larmes vient se marier à la chaleur de tes danses les plus folles. La musique de We Are Knights vient nous pousser à la dérive de nous-mêmes. En rupture de paradoxe, la mélancolie des voix vient trouver son empreinte dans le groove satiné d’une musique aux parfums aussi subtiles que dérangeants. De l’électronique à l’onirisme, We Are Knights semble avoir trouvé la recette pour illuminer un large public avec son tout premier EP, Tears prévu pour ce lundi 18 juin.
« L’amour c’est l’infini à la portée des caniches » écrivait Céline, tout comme nous sommes ces caniches à l’écoute de We are Knights, en proie à cet infini transparent qui nous heurte à mesure que le son étouffe nos aboiements intérieurs. Autant dire que l’EP Tears a du chien, mordant même aux premiers mouvements de basse, hérissant les poils lorsque l’électronique du son vient lécher amoureusement la voix obsédante et mélancolique du chanteur. Et lorsqu’au bout du titre Turn Around you, la chanteuse Gaelle Malandrone vient déposer en filigrane la poésie du texte sur une musique d’iceberg en eau chaude, tout explose ou implose, et l’amour devient le caniche en laisse de l’infini.
We Are Knights, c’est donc un paradoxe fou : l’étrange mélange d’une sauce piquante catalane à un stout tiède d’une banlieue de Manchester. Ce paradoxe, on le doit au co-fondateurs du groupe : la touche mélancolique du parisien Jean-Marc Battalier alliée au groove brûlant du perpignanais Guilhem Hatt. Le groupe semble donc avoir réussi la digestion d’une myriades d’influences. Aussi, peut-être que de travailler en auto-production, le groupe aura su tirer quelque chose de plus personnel, de plus identitaire.
Le titre qui semble le plus pop de l’EP, Out of Side, recèle de connotations touchant tant à des rêves enfantins qu’à ces routes tortueuses qu’à prise un jour Kerouac. Tout dépend de l’instant de l’écoute, puisque ce titre peut, à certains égards, être vu comme sensuel, érotique. Les couleurs sont multiples mais uniformisées autour de ces mélodies synthétiques, de cette mélancolie fiévreuse, d’une pop qui semble avoir mille masques à découvrir.
We are Knights s’est même surpris à revêtir le costume de la mode, après l’intégration de la mannequin Gaëlle Malandrone au groupe. Ainsi, les a-t-on vu jouer pour un défilé de la créatrice Vivienne Westwood ou illustrer les vidéos des journaux de la Fashion Week réalisés par Vogue. Fruit du hasard, leur insertion à ce milieu leur a permis de se faire connaître d’un public friand de longues jambes et de robes à froufrous, et même beaucoup plus !
Enfin, le titre Tears sonne déjà comme un tube, ou plutôt comme un morceau qui propulsera à coup sûr ce jeune groupe francilien vers le devant du podium. Le label Kitsuné a d’ailleurs eu du flair en les intégrant à la compilation « Kitsuné Parisien ». Vous pouvez d’ores et déjà précommander Tears via I-Tunes.
Quoiqu’il en soit, les petits chevaliers ont tout pour devenir grands. En attendant, nous espérons que la prochaine forteresse qu’ils prendront sera celle de la Lorraine.”