Mélodies délicates, nappes mélancoliques et rythmes sombres, voilà ce que nous propose We Are Knights, quatuor d’électro-pop français qui distille des sonorités très variées et parfois un brin lo-fi. Largement inspirés du rock électronique et minimaliste et de la coldwave des 80’s (Joy Division, New Order, Killing Joke), Jean-Marc Battalier (guitar,programing,keyboard,backing vocals), Guilhem Hatt (Lead vocals,bass,programing,keyboard), Gaëlle Malandrone (keyboard, backing vocals) et Caroline Geryl (Drums, backing vocal) concoctent une pop extatique où le synthétiseur est roi, exprimant une créativité et une personnalité propre.
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Vous avez joué récemment pour les 20 ans de l’EMB à Sannois. Quel(s) sentiment(s) avez-vous éprouvez ?
Moi personnellement, je n’ai pas vraiment pris conscience de la chose, car nous n’y sommes pas restés très longtemps. On était davantage dans un mode boulot. (Gaëlle)
Ils nous ont donné la chance de préparer ce concert en nous mettant en résidence, du coup on était davantage dans cette optique-là. Après le fait d’avoir joué pour les 20 ans de cette salle, c’était super. (Jean-Marc)
On n’a pas vraiment calculé le fait que c’était leurs 20 ans, même si c’était hyper chouette. Ce qui nous a vraiment plu, c’est le fait qu’ils nous aient accueilli pendant trois jours. C’était une période où le projet en avait vraiment besoin. Donc merci à l’EMB. (Guilhem)
Estimez-vous avoir trouvé la ligne de conduite artistique et musicale du groupe ?
Nous sommes sur de bonnes bases de travail pour la suite. La ligne artistique a été hautement canalisée par Jean-Marc et moi-même au-niveau de la production. (Guilhem)
Repérés par Kitsuné qui a récupéré une de vos chansons pour une de ses fameuses compiles, vous avez ensuite sorti votre premier EP «Tears». Peut-on dire merci à Kitsuné ?
Mais attend on leur dit merci ! Mais on leur dit aussi «Ressortez-nous !»…Kitsuné Compilation III, sommes là…Au final, c’est arrivé vite dans le projet. (Gaëlle)
Au moment où c’est arrivé, nous n’avions pas de nom, enfin on en avait un, mais depuis peu. On n’avait pas encore de retours et nous n’avions pas encore fait de répètes. Ils nous ont proposé d’apparaître sur leur compile, puis on a enchaîné avec la Fashion Week. Kitsuné nous a permis d’accélérer tout le processus derrière. (Jean-Marc)
Quels sont vos artistes favoris ? Vos influences évidentes ?
Il y a forcément du Joy Division, du The Horrors et du My Bloody Valentine. Il y a pas mal d’influences digérées et il y a eu tellement de trucs pendant x années que c’est difficile de cibler. (Jean-Marc)
Il y a le côté plus cold aussi, qui est l’association des deux garçons à la production. Moi j’apporte scéniquement, je viens à la base d’une formation théâtrale, j’ai été prise surtout pour la scène. (Gaëlle)
Comment l’alchimie s’est-elle faite aussi rapidement entre vous ?
Il y a une énergie artistique et aussi amicale qui s’est faite tout de suite. On s’est croisé tous les trois et le feeling est vite passé. Même si je viens d’un milieu qui n’a rien à voir, il y a une alchimie scénique qui s’est mise en place clairement. On respecte le travail de chacun et ça c’est quelque chose de cool. (Gaëlle)
Au confluent de plein d’influences digérées, comment avez-vous façonné ce style un brin onirique qui vous est propre ?
Rien n’est calculé, ça vient comme ça. Ça part dans cette direction-là, mais c’est difficile à définir. Tout ce qu’on fait est hyper naturel. (Jean-Marc)
Quels sont vos projets en cours de réalisation ?
Il y a des sorties qui arrivent. On va sortir un morceau sur un label brooklynois, une compilation qui s’appelle Scissor and Thread. On fait pas mal de sons pour des marques, des réalisateurs, mais c’est très mal payé. Voire pas du tout. Ou bien ça doit être payé mais ça ne l’est pas encore. (Guilhem)
Y-a-t-ils des groupes de la scène française avec lesquels vous partagez un lien en particulier ?
Parmi les amis, il y a About The Girl ou The Bewitched Hands. On a plein de gens autour de nous qui font des choses différentes. Notre musique ne ressemble pas forcément à celle des autres. C’est cohérent par rapport à ce que nous sommes et on respecte ce que font les autres car c’est très souvent de la bonne musique. (Guilhem)
Comment continuer de progresser tout en confirmant que vous pouvez tenir le haut de l’affiche ?
Y aller doucement comme on le fait actuellement. L’idée c’est d’évoluer et de prendre les choses au fur et à mesure. On ne calcule rien, on est juste dans le plaisir. (Gaëlle)
Ce qui est important dans le groupe, c’est qu’on a tous une ligne artistique et une exigence commune qui font qu’on travaille beaucoup pour y arriver. Les choses arrivent petit à petit et on prend tout au jour le jour. Ce qui nous importe c’est d’être ensemble et d’aimer ce qu’on fait. Après si les gens ressentent notre énergie sur scène, c’est tant mieux, cela voudra dire que notre projet fonctionne. (Caroline)
Tout arrive naturellement. Quand les choses arrivent c’est cool, et même si elles n’arrivent pas, avec Jean-Marc, on continue de composer tous les jours, pour nous ou bien pour d’autres. Quand ça se passe bien et de manière naturelle, c’est plus facile, on perd moins d’énergie, mais en réalité nous ne calculons pas trop cet aspect-là. (Guilhem)
